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PORTRAIT: Une carrière atypique pour Karine Ndjoko, une femme scientifique

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Karine Ndjoko

En marge de la campagne  » mon portrait 2ème édition  » qui est initiée par le mouvement féministe Biso Basi/Telema, nous vous proposons le portrait de Madame Karine Ndjoko, Professeure des universités.

Karine Ndjoko Loset a vu le jour pour sa première fois  à Kisantu dans la province du Kongo Central en République Démocratique du Congo. Née d’un père du nom de  Ndjoko Mulopo Nku et d’une mère, Dungu Kiani . Elle est mariée et mère de famille.

Karine Ndjoko a étudié la chimie à l’université de Neuchâtel en Suisse. Animée par cet amour de partager les connaissances aux autres,  elle décroche son diplôme de doctorat à l’université de Lausanne en terre Suisse. Très ambitieuse, elle poursuit très loin sa vision pour obtenir cette fois-ci son diplôme de Post doctorat à l’université de Copenhague au Danemark.

Femme scientifique parmi autant d’hommes, elle dirige  en tant que cheffe de service analytique le groupe de phytochimie à l’université de Genève.  Elle est manager général de BEBUC  (Université de Wuezburg) en Allemagne.   Caractérisée par son patriotisme, elle enseigne la chimie analytique à l’université de Lubumbashi semblablement à ce qu’elle poursuit comme motivation  (Interagir avec des jeunes scientifiques et chercheurs).

Dans sa qualité de chercheur, elle s’est spécialisée dans la détection des substances toxiques des produits pharmaceutiques à base de plantes.  Elle a développé des méthodes d’analyse pour les détecter et les quantifier. Pour cela, elle a reçu le Prix Alfred Vogel.

En Europe, elle a rencontré une triple discrimination devant les hommes : en tant que noire, scientifique dans un domaine technique et cheffe d’un service analytique, mais ses compétences scientifiques qu’elle a fait valoir en premier lieu, lui ont accordé son pesant d’or.

Karine Ndjoko aime diriger avec la tête et le cœur. La curiosité naturelle la pousse à toujours explorer aussi bien les gens, les lieux que les sujets. Après analyse, elle établit seule son opinion et ne se laisse pas influencer.

En ce mois de Mars, mois dédié à la femme et à ses droits, elle suggère aux femmes congolaises de croire en elles et dans leur potentiel. Elle pense qu’elles doivent être solidaires  et se soutenir afin de cheminer ensemble vers l’indépendance.

Christian Lotendo

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