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RDC-Politique : Coco Mulongo appui la candidature de Patricia Nseya

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Par Jean-Luc MWAMBA

Le député national Coco Mulongo a marqué son soutien à la  candidature de la  députée nationale Patricia Nseya, ce mardi 9 juin,  au poste de premier vice-président de l’assemblée nationale en république démocratique du Congo.

Aligné en tant député de la liste du parti de l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en sigle, Coco Mulongo avait annoncé  sa candidature via son compte twitter et demandé le soutien  de sa structure politique dans ce challenge « J’espère avoir le soutien de mon parti ainsi que de mes collègues » a-t-il évoqué le 6 juin à 00h34 minutes.

Mais par la suite, 16 députés nationaux élus sur la liste de l’UDPS ont également déclaré leurs intentions d’être candidats au poste de premier vice-président de la chambre basse du parlement,  entre autres : Henriette Wamu, Nadine Mangabo, Patricia Nseya , Léon Mubikayi , Paul Tshilumbu, Augustin Kabuya.

Après décision, le choix du parti est tombé sur l’élue de Likasi Patricia Nseya,  qui s’est fait accompagner  par le secrétaire général Augustin Kabuya pour le dépôt de sa candidature.

« Je pense que c’est aussi un bon choix, ceci prouve que le parti respecte le genre, je crois que la parité qui est l’un des éléments clés dans le discours du chef de l’Etat lorsqu’il a pris le pouvoir, non seulement ça, les critères étaient basés beaucoup plus sur la compétence, l’ancienneté, le dévouement au parti et bien sûr le professionnalisme dans le travail. J’étais très étonné moi-même de voir son curriculum vitae, je ne savais pas qu’elle avait un cv aussi costaud. Je ne suis pas surpris, je crois que le parti connait bien l’honorable Patricia et c’est un choix qui ne m’étonne pas beaucoup, c’est vrai que j’aurai aimé que ça soit moi mais c’est le choix du parti et nous ne pouvons que nous incliner. Nous allons l’aider à bien prester »  a déclaré le député national Coco Mulongo  joint au téléphone par notre rédaction.

Un curriculum vitae qui rassure

Nseya Mulela Patricia, est née à Kolwezi, le 25 novembre 1978, elle est actuellement députée nationale élue de la ville de Likasi dans le Haut-Katanga 2019. Avocate au barreau près la cour d’appel de Lubumbashi depuis mars 2011 et Directrice Exécutive de la Clinique femme et jeunes pour la bonne gouvernance. Secrétaire générale de Women academy for africa pour l’Afrique centrale depuis juin 2013 , elle se démarque aussi par la table ronde à Kinshasa avec Madame Jill Biden seconde Dame des USA juillet 2014 ; Mandataire du candidat président Etienne TSHISEKEDI à la CENI lors de la présidentielle de 2011, elle déploie ses capacités en  planification stratégique, organisation, gestion du changement, persuasion, rédaction et communication et par sa participation à plusieurs conférences et ateliers au niveau national et international.

La députée nationale Patricia Nseya

Des formations en appui

Elle se forge en passant par plusieurs formations : un programme international de formation d’évaluation du développement, ÉNAP Québec, Canada (08 juillet 2019 au 19 juillet 2019) ; un programme international court : une organisation du travail parlementaire, ÉNA, Paris, France (25 mars au 18 avril 2019) ; Un stage au tribunal de paix de Likasi (mars – avril 2004) ; Un stage à l’OFIDA/NEW SOGER/Lubumbashi (janvier – février 2008) ; Un autre stage au cabinet d’avocats Maîtres Patrick Kumwimba et Benjamin Kimuni/Lubumbashi (octobre 2008 – octobre 2010) ; un emploi temporaire à la SNEL/TRS/LIKASI, Katanga, service d’approvisionnements (septembre 1999 – mars 2001) ; une licence en droit (Droit économique et social), Université de Lubumbashi (octobre 2001 – juillet 2008) ; un cycle des Humanités : Institut USTAWI/GCM/LIKASI (septembre 1991 – juillet 1999) ; un diplôme d’Etat en Section Commerciale et Administrative.

Des années d’expériences

Avocate au barreau près la Cour d’appel de Lubumbashi au cabinet Me Wedi et Ngeleka, (mars 2011 – présent) ; Avocate au Cabinet Joseph MBUYI, Kinshasa (janvier 2014 – 2016) ; Point focal de la Marche Mondiale des Femmes pour la province du Katanga (octobre 2008 – octobre 2012) ; Employée à la SNEL/TRS/LIKASI, Katanga, Services informatique et des finances (mars 2001 – mai 2006) ; Adhésion officielle à l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), Section Panda, LIKASI (2011) ; deuxième Vice-présidente de l’assemblée fédérale de Likasi (2005) ; Vice-présidente du bureau provisoire et trésorière au bureau définitif du premier  congrès de l’UDPS tenu à Kinshasa ( 2010) ; Secrétaire nationale adjointe au département de l’Organisation du parti ; Conseillère chargée des questions électorales au cabinet du Président du parti et Mandataire du candidat Président Étienne Tshisekedi à la CENI ; Secrétaire nationale chef de département des questions sociales (2011-2019).

Quelques dates du parcours du député national Coco Mulongo

Coco Mulongo est né le 27 décembre 1970 à Kinshasa, République du Zaïre. Son père est Georges Mulongo Misha Kabange qui fut 2ème vice-président du comité central du Zaïre entre 1982 et le 11 janvier 1988 date de sa mort. Il passe toute son enfance à Lubumbashi où il termine ses études secondaires à l’institut Maadi de la Gécamines.

Il a 17 ans lorsque son père meurt dans des circonstances suspectes. Les rumeurs d’empoisonnement vont bon train et toute la famille Mulongo est dégoûtée de la politique à qui on attribue le décès du père. Il en va de même pour le jeune Coco qui jure alors de toujours rester à l’écart de la politique active.

Deux ans plus tard, Coco Mulongo part vivre en Afrique du Sud pour poursuivre sa formation. En ce mois de décembre 1990, le monde entier célèbre Nelson Mandela qu’on a libéré quelques mois plus tôt. C’est la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et le jeune homme assiste stupéfait à une révolution pacifique.

Il découvre la liberté d’expression et une forme de démocratie en Afrique. Coco s’étonne de ce que le nouveau pouvoir noir tolère que les blancs maintenant dans l’opposition puissent continuer à s’exprimer. Nelson Mandela a demandé aux noirs de pardonner aux blancs qui vivent en Afrique du Sud. Coco en est persuadé, c’est la voie que l’Afrique moderne doit suivre. Il fréquente des étudiants membres de l’ANC et partage leur idéaux. Mais à ce moment, il reste farouchement opposé à toute implication personnelle en politique. Ebranlé par la fin de la guerre froide, le tout puissant Mobutu autorise le multipartisme le 24 avril 1990. Jusque-là, Coco n’a connu que la dictature du parti unique MPR de Mobutu.

A Jobourg, Coco ne peut s’empêcher de comparer le totalitarisme du MPR à l’apartheid de l’Afrique du Sud. Au Zaïre, Tshisekedi est la figure de proue de l’opposition non armée. C’est le seul à réclamer ouvertement le départ de Mobutu. Coco apprécie son courage, son nationalisme et sa constance idéologique. Mais il a des doutes sur sa détermination à prendre le pouvoir. Tshisekedi est catégoriquement opposé à l’idée de prendre les armes. Comme beaucoup, Coco le considère alors comme l’éternel opposant et pense que seule la lutte armée ou un putsch est capable de renverser Mobutu.

Le député national Coco Mulongo saluant feu Etienne Tshisekedi

En 1994, sa famille à Lubumbashi l’informe de la tragédie des Kasaïens qu’on chasse en masse du Katanga. Cette opération est organisée par Mobutu qui utilise Kyungu Wa Kumwanza pour martyriser les ressortissants Baluba du Kasaï qui vivent au Katanga. Ils sont suspectés de sympathie pour l’UDPS à cause de leur origine ethnique. Ce pogrom brutal disloque le tissu social du Shaba où les mariages inter-ethniques sont légions. Le tissu économique est déstabilisé et les pertes humaines est énorme. Coco a laissé beaucoup d’amis d’enfance d’origine kasaïenne à Lubumbashi, il désapprouve ce drame. Les nouvelles du pays rapportent alors les paroles de Tshisekedi 1er Ministre de la Conférence Nationale Souveraine : « Kyungu n’est qu’une pierre lancée sur les kasaïens, il faut stopper celui qui l’a lancée… », allusion à Mobutu. Coco Mulongo y perçoit deux valeurs rares en politique africaine : le pardon et la justice. Il éprouve alors une vive sympathie pour Etienne Tshisekedi.

En juillet 1996, Coco Mulongo revient vivre à Lubumbashi pour poursuivre à l’UNILU des études universitaires en économie pure industrielle. De retour chez lui, il constate amèrement la crise économique qui règne au Shaba. Politiquement, la période est trouble et nul ne peut prédire l’avenir. A l’Université, Coco Mulongo initie la pratique des forums économiques qui permettent un dialogue plus poussé entre le corps enseignant et les étudiants. Il est également élu Président de l’équipe de football de la faculté d’économie et goûte pour la première fois la griserie du plébiscite. Malgré cela, il continue à rester à l’écart de la politique.

Le 29 juillet 2011, on annonce la visite d’Etienne Tshisekedi qui arrive bientôt à Lubumbashi. Celui-ci est candidat aux présidentielles qui doivent se tenir à la fin de l’année en même temps que les législatives. Pendant que l’UDPS organise l’accueil du leader Maximo, Coco donne un coup de main pour la publicité de la visite de Tshisekedi. Il s’arrange avec des agents des sociétés de téléphonie à Lubumbashi et constitue un fichier avec 70% des numéros des kasaïens vivant à LubumbashI. Il leur envoie des SMS annonçant le meeting qui connaîtra un immense succès sur l’avenue Kabalo devant l’école Maadini.

Une heure avant le meeting, Coco est invité au briefing de l’UDPS. Sont présents Samy Badibanga, Félix Tshisekedi, Rémy Masamba, Fabien Mutomb, Valentin Mubake et Etienne Tshisekedi. Celui-ci ne le connaît pas du tout et il en profite pour sonder Coco. Il lui demande de lui parler brièvement de la province du Katanga. Coco aborde directement le problème des agents de la SNCC qui ont des retards de salaire qui se comptent en années. A cet instant, un concert de klaxons retentit dans la rue et Tshisekedi demande de quoi il s’agit. Coco lui répond que ce sont des étudiants qui fêtent la remise de leur diplôme. Tshisekedi répond, morose « Ils fêtent quoi au juste, leur arrivée au chômage? » Coco se sent flatté qu’un homme comme Tshisekedi lui demande conseil. Il comprendra le lendemain que cette conférence était en réalité un « entretien d’embauche ».

Le meeting est un franc succès. La campagne SMS a fait un carton et Tshisekedi s’adresse à une foule en mettant l’accent sur les problèmes de chômage. Il improvise totalement son discours Coco constate qu’il ne dispose d’aucune note. Un comble pour un homme qualifié de « trop vieux » par ses adversaires. Une spontanéité qui fait mouche lors de ce meeting.

Le lendemain, Félix Tshisekedi et Rémy Masamba pressent Coco de présenter sa candidature aux élections des députés nationaux pour la circonscription de Lubumbashi sur la liste UDPS.

Notons que l’élection du premier vice-président de l’assemblée nationale est prévue pour le 12 juin prochain selon le calendrier du bureau de ladite assemblée.

 

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